Il n’est pas rare aujourd’hui d’apprendre que des conducteurs, pas forcément des jeunes du reste, ont provoqué un accident sous l’emprise de substances illicites, de drogues. Les Pouvoirs publics dénombrent 1 million de consommateurs réguliers et plusieurs millions d’occasionnels. Même un simple médicament peut être dangereux. Aussi, il n’y a qu’un seul conseil à donner : ne prendre aucune drogue avant de prendre le volant. Fumer un simple « joint » modifie facilement la perception globale du conducteur, comme la vision ou les réflexes. Ce n’est peut-être pas « cool », mais c’est d’une extrême sagesse. Et ce n’est pas négociable.
1. Les effets des drogues
Cannabis, herbe, « beuh », haschisch, marijuana, ecstasy, héroïne, cocaïne, crack, médicaments opiacés, etc., aucune drogue n’est inoffensive sur l’état physique d’un sujet. Toute consommation présente un réel danger. Si la drogue est mélangée à l’alcool, le cocktail est détonnant. Selon la Prévention Routière, un conducteur positif à la fois au cannabis et à l’alcool a 14 fois plus de risque d’être responsable d’un accident mortel qu’un conducteur négatif à l’un et à l’autre. La plupart des drogues entraînent temporairement un état d’éveil et d’excitation. Elles induisent un faux sentiment d’assurance et de contrôle de soi, ce qui augmente la prise de risque et peut entrainer un comportement irrationnel au volant.
2. Conseils
Rappelez-vous : il n’y a pas de drogue inoffensive. Cycliste, automobiliste, motard ou scooteriste, ne prenez pas de drogues avant de conduire.
Si vous, ou l’un de vos proches, avez consommé des stupéfiants, ne conduisez pas (même un vélo) et préférez un taxi ou les transports en commun.
Ne montez jamais avec un conducteur qui a pris des drogues ou en état alcoolique.
Attention : si vous suivez un traitement médical, vérifiez bien l’emballage pour voir s’il n’y a pas un pictogramme de prévention à la conduite. Dans tous les cas, demandez conseil au médecin ou au pharmacien. De simples médicaments pour le rhume peuvent entrainer une somnolence temporaire.
3. Les sanctions
Selon le Code de la route (Titre III, chapitre 5, article L.235 et suivants) la conduite sous influence de stupéfiants, quel qu’en soit le taux, est punie d’un retrait de 6 points du permis, et au maximum de 2 ans de prison et de 4 500 € d’amende. Si le conducteur se trouve également en état alcoolique (0,5 g/l dans le sang ou plus), les peines sont portées à 3 ans de prison et 9 000 € d’amende. Des peines complémentaires peuvent être prononcées : suspension du permis, travail d’intérêt général, stage de sensibilisation, etc. Sans compter les poursuites pénales en cas d’accidents mortels ou ayant entrainé un handicap pour un tiers.

